Le TDAH, à l’instar des autres troubles du neurodéveloppement, s’associe volontiers à de nombreuses comorbidités somatiques dont l’obésité. Une association significative entre TDAH et obésité a ainsi été mise en évidence par plusieurs études. L'obésité serait respectivement 70 % et 40 % plus fréquente chez les adultes et les enfants vivant avec un TDAH, par rapport à une population de même âge sans TDAH.
Des processus biologiques inflammatoires et des comorbidités cliniques pourraient médier cette association.
Une étude a été conduite à partir de la cohorte québécoise Eldeq afin d’évaluer le rôle du traitement pharmacologique du TDAH dans cette association. Il apparaît que le TDAH non traité augmente le risque de surpoids et d’obésité alors que le traitement pharmacologique (psychostimulants) peut partiellement atténuer ce risque via des améliorations de l’attention et une diminution de l’appétit. Cependant, le traitement ne semble pas prévenir complètement le risque de surpoids à long terme : à l’âge de 25 ans, les deux groupes (traité et non traité) se rejoignent.
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