Dix ans de toxine botulique dans l’hyperactivité vésicale

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Publié le 03/02/2023
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C’est en 2014 que la toxine botulique a bénéficié d’une extension d’AMM dans l’hyperactivité vésicale non neurologique, idiopathique, associée à trois épisodes d’incontinence urinaire (avec urgenturie sur trois jours, huit mictions ou plus par jour, et ne répondant ni à un traitement anticholinergique pendant trois mois, ni à la kinésithérapie). On a assisté à une augmentation, mais pas une explosion, des injections au fil des ans. L’AMM a été respectée dans 78 % des cas, selon l’étude Boréal menée en lien avec la Haute Autorité de santé. Quant à l’efficacité, ces injections font jeu égal avec la neuromodulation sacrée, d’après l’essai Rosetta. La prolongation des études pivots en ouvert a donné des résultats décevants : la toxine botulique reste efficace dans le temps, mais le nombre de patients perdus de vue est très important. Après cinq ans, les trois quarts ne font plus d’injections.


Source : Le Quotidien du médecin