Tout est parti des « médecins ne sont pas des pigeons ». À l’automne 2012, un chirurgien esthétique ouvre une page sur Facebook en réaction au projet de soumettre certains actes de chirurgie plastique à la TVA de 19,6 %. À peine 72 heures après la création du compte, celui-ci comptabilise 10 000 membres. La liste des revendications prend de l’ampleur, de la hausse des honoraires – voire la liberté tarifaire – à la sauvegarde du secteur 2 en passant par le manque de reconnaissance des pouvoirs publics. Et Jérôme Marty rejoint le mouvement avec le souhait de « faire une branche politique au sein des pigeons ». C’est ainsi qu’est créée l’UFML.
« Union française pour une médecine libre », l’UFML s’engage, conformément à l’article 1 de sa charte, à « réunir tous les médecins de France ». Cela ne l’empêche pas d’ouvrir ses portes aux paramédicaux, aux patients et divers acteurs de la santé, opticiens, dentistes ou encore à l’association Diversité et proximité mutualiste. C’est ainsi qu’en octobre, ont été réunis, lors d’une conférence sur la souffrance des soignants, des salariés CGT de l’AP-HP, l’économiste Frédéric Bizard ou encore Alexandre Jardin (photo). L’écrivain, à la base du mouvement citoyen Bleu, Blanc Zèbre, s’est rapproché de l’UFML en juin 2015, convaincu que c’est aux citoyens, et donc aux médecins eux-mêmes, d’être acteurs de leur destin...
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