RISQUE DE MALADIE THROMBOEMBOLIQUE

Publié le 30/11/2012
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Le risque de thrombose veineuse est un effet indésirable bien connu, rare mais potentiellement grave, lié notamment aux estrogènes. Ce risque est deux fois plus élevé avec les progestatifs dits de troisième ou quatrième génération qu’avec ceux de deuxième génération, au levonorgestrel (5). Raison pour laquelle ces pilules de 3e et 4e générations sont désormais déremboursées. Le risque n’est pas corrélé avec la durée de l’administration, il est maximum la première année, présent dès le premier mois.

› La contraception estroprogestative (CEP) par voie orale comme non orale - patch, anneau vaginal - est définitivement contre-indiquée en cas d’antécédent personnel de maladie thrombo-embolique ou de thrombophilie authentifiée et en cas d’antécédent familial d’événement thromboembolique (personne apparentée au premier degré et avant 60 ans). Cela suppose de prendre un peu de temps pour l’interrogatoire, avec des questions simples : « y a-t-il eu dans votre famille des cas de phlébite ou de thrombose ? des embolies pulmonaires ? »

› Après une phlébite, le DIU cuivre est la méthode de choix, un DIU hormonal peut être posé chez une patiente sous anticoagulants, les microprogestatifs sont possibles à distance comme l’implant (mais tout implant doit être retiré en cas de survenue d’une thrombose). Une stérilisation Essure est envisageable chez les femmes de plus de 40 ans qui le souhaitent (7) .

› Un antécédent de thrombose veineuse superficielle ne représente pas une contre-indication (2,9).


Source : Le Généraliste: 2624