Les « années bourreau » Ah, Le Généraliste ! Une grande époque que ces années « Bourreau » pour beaucoup d’entre nous qui avons commencé à écrire dans ses numéros bi-hebdomadaires. Que de riches semaines ! Quel bonheur pour un jeune chirurgien que ces piges sans peine motivées par l‘amitié de Catherine Hovan et la confiance d’Édouard Bourreau (ou l’inverse).
Puissions-nous avoir intéressé le lecteur et lui avoir apporté quelques lumières, à travers une prose simple, de barbier mononeuronal au cerveau reptilien. Pléonasme… Nostalgie… On courait entre deux interventions, finaliser la chronique, le plus souvent un cas clinique, récupérer les photos en ville, avant l’ère des courriels.
Merci mille fois à tous, pour avoir étanché ma soif d’écrire et permis de transmettre mon expérience, vécue et anecdotique, ici heureuse, là malheureuse parfois, hélas ! Gratitude aussi à la rédaction de l’époque, l’équipe de copains, conviviale et tolérante pour mes articles canulars du 1er avril. On les évoque encore entre nous la malice dans les yeux, comme « la septicémie à spermatozoïdes » ou « la table d’opération gigogne ». La télévision voulut même dépêcher un journaliste pour cette merveilleuse innovation...
Élégance, gentillesse et générosité
Le Généraliste, pour moi, c’est synonyme d’Édouard, avec en souvenir notre première rencontre, chez Drouant une de ses cantines. Je me suis approprié depuis sa vérité, lancée au moment de régler : « Tu es sur mon territoire, tu es donc mon invité ». La classe, l’élégance, la gentillesse, la générosité, qualités dont il ne s’est jamais départi. Dans les années 1980-1990, notre fondateur-président directeur général a même rédigé un Vidal à sa façon, le «?Guide des restaus de Paris », hélas non remboursés malgré l’AMM (Autorisation de Mise sur le Mandibule)…
Comment évoquer Le Généraliste sans un arrêt sur image, avec cet anniversaire à la grande Arche. Quelle soirée. Les plus grands chefs avaient répondu présent. 20 ans, ça méritait bien de trinquer ensemble, alors 40, de nouveau fêtons…
Effet collatéral majeur pour nos familles, une tendre et sincère amitié…de 30 ans. Affection filiale avec Édouard, fraternelle avec Martine, qui nous a permis un parcours épicurien complice, hors du commun, avec de jolies et improbables rencontres : Alexandre de Lur-Saluces, Aubert de Villaine, Pierre Lurton, Sandrine Garbay, Jean-Claude Berrouet. Merci à Édouard de m’avoir permis de pénétrer ce monde grâce à la plume, qui à côté du bistouri s’avère bien « cool » et reposant.
Une pêche d’enfer, une jeunesse éternelle
Désormais, Édouard coule des jours paisibles, toujours actif à Moissac, aidé par la vue des berges. Le Tarn paisible, brille au loin, visible depuis la terrasse, de sa superbe maison, dont il a créé lui-même les huisseries, ancien menuisier professionnel. Quel beau parcours ! Grâce à Léonie, sa petite-fille, et au Quercy des Iles, divine invention apéritive de cet entrepreneur hors pair, Édouard garde une pêche d’enfer, une jeunesse éternelle. Toujours au fourneau, seul chef étoilé de Moissac, partager sa table reste un privilège ! Quelle félicité que de découvrir ensembles quelques fines appellations. Merci, très cher Édouard, parallèlement d’avoir partagé nos soirées conviviales aux Saint-Vincent burgondes des Baillis de Pouilly (Ah, ces bruts de Pouilly) nos dégustations à la Romanée Conti ou à la Paulée de Meursault, à Clos de Vougeot et quelques auberges (Vézelay, rappelle-toi) en Bourgogne sous le regard amoureux de Martine, toujours inquiète pour son grand homme.
Longue vie au "Généraliste" et à sa nouvelle équipe !
Longue vie à Edouard Bourreau, son fondateur !
Un vœu d’Édouard : relancer un des bébés qui hiberne, depuis son départ du Généraliste, « le club des amis médecins du vin ». On en reparlera, avec diverses possibilités scientifiques (rassembler les travaux autour du vin, avec le French Paradox) et/ou conviviales (promenades guidées dans les vignobles avec des confrères impliqués dans la vini-viticulture). Pas de vignoble parcouru, sans apprendre que tel ou tel propriétaire ou acteur local, se veut ou se voulait encore fils d’Hippocrate. Longue vie au Généraliste et à sa nouvelle équipe ! Longue vie à Édouard, son fondateur !
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