C’est un généraliste bien de sa génération, qui devrait de plus en plus faire parler de lui. Nicolas Lafferre est remplaçant depuis 4 ans à Chalons-en-Champagne; un statut qui ne l’empêche pas de travailler avec d’autres médecins sur le projet d’une MSP sur la ville. Le Rémois de 31 ans, qui se définit lui-même comme un « geek », n’hésite pas à prescrire à ses patients les applications et objets santé aux côtés des boîtes de médicaments.
Et, non content d’être un médecin connecté, Nicolas Lafferre se montre proactif dans ce domaine. En juillet 2012 avec son ami Guillaume Marchand, psychiatre, il décide de lancer DMD Santé et en même temps dmdpost. Ce site web propose des évaluations des applications et objets de santé connectée.
Aujourd’hui, le projet évolue vers la création du label mHealthQuality. « Notre credo c’est de créer de la confiance en santé mobile en disant : avec cet outil-là on n’est pas dans du gadget, ça a une réelle utilité pour vous aider en tant que professionnel sur la prise en charge de vos patients ou ce sont de bonnes applications à leur proposer pour qu’ils soient un peu plus acteurs de leurs maladies ». Un tri nécessaire donc pour s’y retrouver dans la multitude d’objets et d’applications nées de l’explosion de la santé numérique. C’est en tout cas ce que semble en penser le Conseil national du numérique qui, dans son rapport remis au ministère de la Santé, cite dmdpost en exemple comme outil pour accompagner et orienter dans le système de santé. Depuis trois ans, DMD Santé organise aussi les « Trophées de la santé mobile » qui récompensent les meilleures innovations dans différentes catégories.
Le médecin de demain sera prescripteur d’applications
Pour le généraliste trentenaire, le médecin de demain sera aussi prescripteur d’applications. Il faut en tout cas l’accompagner dans cette voie qui est pour lui déjà une réalité. « Si on mettait en place une plateforme dédiée ou un store dédié sur des applications certifiées, sur la qualité du contenu, il serait plus facile aux professionnels de santé de les conseiller au patient. Pour que les gens n’aient pas tellement peur d’y aller et se disent : il y a quelque chose qui est en train de se passer et il faut participer à ce changement-là ».
Le généraliste n’oublie pas non plus ses années d’étudiants et, avec Dmd Santé, il a aussi lancé en mars 2014 le site Stagium. Réservé aux étudiants en médecine, il permet d’évaluer le terrain de stage hospitalier et ambulatoire des externes et des internes et de planifier automatiquement les gardes en fonction des desiderata de chacun. Plus de 15 % des étudiants en médecine s’y sont déjà inscrits.
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