"Je ne veux plus jamais voir cette organisation confrontée à une situation pour laquelle elle n'est pas préparée, ne possède ni les ressources humaines, ni le financement nécessaires". La directrice de l'OMS, Margaret Chan (photo) a proposé lundi un plan de réformes, après les critiques sur la riposte tardive de l'organisation à l'épidémie d'Ebola. "Le monde était mal préparé pour réagir à une flambée aussi grave, durable et complexe, l'OMS a été débordée comme d'autres acteurs", a reconnu la patronne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) devant quelque 3000 délégués de 180 pays réunis pour leur assemblée annuelle, durant deux semaines à Genève.
"Les demandes pour l'OMS ont été dix fois supérieures à ce que l'organisation avait connu en 70 ans d'existence", a précisé Margaret Chan à propos d’Ebola. Répondant aux appels à réformer l'organisation, elle a annoncé la création d'un nouveau programme destiné à permettre de réagir aux urgences sanitaires "de manière rapide, souple et efficace", assorti d'un fonds de 100 millions de dollars financé par des contributions volontaires des Etats. Ce programme devra répondre à des indicateurs de résultats clairs, travailler en partenariat, selon de nouvelles procédures, engager et former du personnel d'urgence, a ajouté la directrice de l'OMS.
Si l’on en croit la patronne chinoise de l’OMS, cette réforme doit être réalisée rapidement d'ici la fin de l'année. Mme Chan a par ailleurs proposé un budget en hausse de 10% pour 2016 et 2017, soit 4,4 milliards de dollars (3,89 milliards d'euros) au total pour deux ans. Près de 236 millions doivent servir à renforcer les capacités de préparation, de surveillance et de réponse de l'agence de l'ONU en cas d'urgence sanitaire."
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