Interagir avec les autres. Qu’ils soient patients, confrères, militants syndicaux, porteurs de projets… C’est ce qui caractérise le parcours d’Alice Perrain, généraliste tourangelle. À 38 ans, celle qui vient de conduire la liste –?victorieuse?– de MG France dans le Centre aux élections professionnelles a déjà un long parcours syndical derrière elle. Et toujours l’envie d’agir pour la médecine générale.
« Je cherchais un métier tourné vers les autres, où la relation avec les personnes est importante », raconte celle qui s’est orientée vers la médecine sur une suggestion d’une prof de bio au lycée ! À la fac, elle s’est aperçue que le bloc n’est pas « son truc car les relations avec les patients sont assez limitées », contrairement à la médecine générale où se créent « des contacts privilégiés qui se prolongent dans le temps ». Plus encore, « le champ très vaste » de la spécialité avec « toujours des nouvelles choses à découvrir » l’enthousiasme, tout comme « la possibilité de modifier mon exercice, mon angle de vue de la discipline ».
Élue aux URPS dans la région Centre
Le goût pour le syndicalisme lui vient pendant ses études. À l’origine d’un groupe représentant les internes en médecine générale – affiliée à l’Isnar-IMG, elle participe ensuite à la création de l’antenne régionale de Reagjir. Jusqu’à assurer la présidence, au niveau national, de la structure dédiée aux jeunes généralistes installés et remplaçants entre 2012 et 2013.
Une année de pause syndicale plus tard, elle rejoint MG France, relance l’antenne régionale de l’organisation, occupe la première place de la liste pour le collège 1 et, en octobre dernier, se voit élue, avec huit autres militants MG, à l’URPS du Centre. L’engagement syndical, « ça donne de l’énergie », assure-t-elle, convaincue du « changement par l’action ! » Ca permet de « confronter sa vision du métier avec d’autres personnes, d’être en contact avec des gens de la France entière et de voir plein de projets qui se montent un peu partout », ajoute celle qui s’apprête à mettre sur pied une maison de santé à La-Croix-en-Touraine.
Après déjà une quinzaine d’années de militantisme, son enthousiasme reste intact. « Je suis très confiante pour l’avenir de la médecine générale », explique-t-elle, non sans reconnaître que les évolutions peuvent déstabiliser la profession.
Quant au syndicalisme médical, « il a de belles heures devant lui », assure-t-elle. À condition que les organisations « régénèrent leurs troupes et recrutent des femmes ! ».
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