Si la hausse des prescriptions de méthadone, traitement de substitution aux opioïdes, est le signe, selon l’ANSM, d’une « amélioration de la prise en charge des usagers de drogue », l’usage détourné de la molécule l’inquiète.
En 2018, la méthadone était impliquée dans 35 % des décès chez les usagers de drogue, d'après les données de l’étude DRAMES (Décès en relation avec l’abus de médicaments et de substances). « Son injection, son obtention illégale (don ou deal), sa consommation en milieu festif, de manière occasionnelle, par des sujets naïfs aux opioïdes, et parfois par des sujets mineurs » ont des « conséquences graves », s’alarme l’ANSM.
Risques d'overdose
L’institution invite les professionnels de santé et les structures prenant en charge les usagers de drogue à renforcer les efforts de prévention et à « s’assurer que les patients, les usagers et leur entourage connaissent les risques d’overdose et de décès liés à la méthadone ». Chez les sujets ne consommant pas ou peu d’opioïdes, la dose létale est de 1 mg/kg. Le risque est également important pour les sujets qui initient un traitement, après un arrêt même court ou une diminution des doses (sortie de prison, sortie de sevrage), souligne l’ANSM.
Les professionnels de santé se voient par ailleurs rappeler l’importance d’informer sur la naloxone, antidote aux overdoses aux opioïdes, disponible sous forme de kit prêt à l’emploi, utilisable en l’absence d’un professionnel de santé. « Tout médecin peut en prescrire et toute pharmacie peut en délivrer, même sans ordonnance », est-il précisé.
Les patients sont invités à respecter les prescriptions, à « ne jamais donner de la méthadone à une autre personne » et à avoir en permanence sur eux un kit de naloxone.
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