Dans leur analyse de la tolérance des statines, l'équipe du Dr Rory Collins insiste sur la différence à faire entre les symptômes musculaires (faiblesse, douleurs) et la myopathie, définie par l'association de myalgies et de taux élevés de CPK et qui peut évoluer vers une rhabdomyolyse en l'absence d'arrêt du traitement.
Selon les auteurs, les seuls effets secondaires graves attribués à un traitement par statines au long cours sont la myopathie, l'apparition d'un diabète de type 2 et probablement la survenue d'AVC hémorragique. D'après leurs estimations, pour 10 000 patients traités pendant 5 ans, il y aurait 5 cas de myopathie, qui peuvent évoluer vers la rhabdomyolyse si le médicament n'est pas arrêté, 50-100 nouveaux cas de diabète et 5-10 AVC hémorragiques.
Concernant le risque de diabète, les auteurs précisent que la maladie s'est déclarée chez des sujets à risque. Quant au risque d'AVC hémorragique, il semble établi avec plus de certitude clinique, puisque les études randomisées l'estiment augmenté d'environ un cinquième, mais si l'on prend en compte la diminution du risque d'AVC ischémique, le risque d'AVC global est largement diminué.
Pour ce qui est des symptômes musculaires (douleurs, faiblesse), cela concernerait 50-100 patients (0,5-1 %) pour 10 000 patients traités pendant 5 ans. Ces chiffres sont bien inférieurs aux 20 % de patients rapportant une « intolérance aux statines » dans les études observationnelles. Si l'on se réfère aux essais randomisés, ces effets sont largement rapportés dans les groupes contrôles. Une grande partie de l'intolérance aux statines serait injustement attribuée au médicament.
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