69 % des répondants disent vivre une situation de souffrance dans l'exercice de leur fonction. Parmi ces derniers, 46 ont été en arrêt de travail à cause de leurs conditions de travail, soit 13,3 %. La durée moyenne de l'arrêt est de 74 jours, la médiane est de 30 jours. Pis, 272 biologistes sont en situation de souffrance depuis plus d'un an. Parmi les raisons de ce mal-être, la surcharge de travail est le plus souvent citée pour 55 % des réponses. La deuxième cause donnée est l'accréditation (52 %), suivie du sentiment de moins bien faire son travail (49,3 %). Parmi les conséquences sur la vie personnelle sont évoquées l'impossibilité de décrocher, même en congé (49 % des réponses), des troubles du sommeil (49 %), l'angoisse (40 %) et même des idées suicidaires (4 %). Quant aux démarches entreprises ou envisagées pour améliorer leur situation, les réponses se partagent entre des demandes pour être déchargé de certaines responsabilités (26 %), une consultation médicale ou psy (22%), le recours à un antidépresseur (11%), voire une demande de mutation (14%) ou une démission (11 %). A noter, 79 % des répondants n'ont pas eu connaissance de la mise en place de l'Observatoire de la souffrance au travail (versus 22 % qui le savaient).
Brève
Plus de deux tiers des biologistes hospitaliers victimes de la souffrance au travail
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Publié le 17/05/2018
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Fin mars 2018, le Syndicat national des biologistes des hôpitaux (SNBH) a réalisé une grande enquête auprès des biologistes hospitaliers sur leur état de mal être au travail. Sur les 2 500 professionnels, 499 ont répondu, soit 20 % de la population. Cette dernière qui a une moyenne d'âge de 49 ans est composée pour les deux tiers de femmes et pour un tiers d'hommes. Détails de l'enquête.

visuel biologistes
Crédit photo : BURGER/PHANIE
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Source : lequotidiendumedecin.fr
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