La lutte contre les facteurs de risques cardio-vasculaires se révèle une stratégie gagnante. En témoigne la chute de la mortalité observée dans le diabète en France au cours de la période 2002-2012, selon les résultats d'une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (8 novembre 2016). Afin d’enregistrer un éventuel progrès, le suivi s’est déroulé sur deux périodes, la première du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2006 pour Entred 1 (8 437 personnes). La seconde, Entred 2 (5 869 personnes) a débuté le 1er août 2007 et s’est achevée le 31 juillet 2012. Les motifs de décès, d’origine cardio-vasculaire ou par tumeur maligne, ont ainsi été recensés. Résultat majeur, une diminution significative de 26 % des décès entre les deux périodes a été observée chez les hommes. Ce qui a entraîné une baisse de la surmortalité. Elle s'est contractée de +53 % à +34 %. La réduction de 11 % pour les femmes n’est pas en revanche jugée significative. D’où la stagnation du surrisque à 51 % chez les femmes. Enfin, la chute de la mortalité (-15 % chez les hommes, -16 % chez les femmes) pour cancer n’a pas de valeur statistique.
Hausse du tabac chez la femme
Cette réduction de la mortalité cardio-vasculaire chez les hommes diabétiques peut être corrélée à l’amélioration du contrôle glycémique et des principaux facteurs de risque comme l’HTA et la dyslipidémie. Comment toutefois expliquer les moins bons résultats recensés chez les femmes ? L’augmentation de la consommation de tabac au cours de la période est un des facteurs cités par les auteurs de l’étude. Le plus faible bénéfice de l’exercice physique est également évoqué. En effet pour obtenir un gain comparable à celui observé chez l’homme, la pratique physique doit être plus fréquente et réalisée avec une plus grande intensité. Le sexisme ordinaire serait une autre cause possible. Les femmes seraient moins nombreuses que les hommes à se voir prescrire des traitements par statines ou hypertenseurs. Enfin les complications après revascularisation sont plus fréquentes chez les hommes.
Envolée de l’obésité
Ces résultats encourageants ne doivent pas masquer l’envolée d’autres paramètres comme celui de l’obésité par exemple. Certes la surmortalité fléchit chez les patients diabétiques. Mais elle demeure à un niveau élevé. Des progrès dans la prise en charge notamment chez les femmes sont donc nécessaires.
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention
Pr Ibrahim Yakoub-Agha, hématologue : « Beaucoup d’indices nous intiment de produire des CAR-T cells académiques »