Le haut niveau est un environnement très anxiogène, sous pression constante, responsable de blessures nombreuses. Or, comme l’a rappelé Lou Perrot, psychologue du sport à Dijon, « la douleur du sportif, contrairement à la douleur de la maladie, est acceptée, parfois même valorisée, avec dans le haut niveau une place en tant qu'indicateur de dépassement de soi et de la fierté à la surmonter ».
Cela questionne sur l'acceptabilité de cette réalité : aller au bout de ses limites malgré la douleur est recherché par beaucoup d'athlètes de haut niveau et a du sens pour eux : c'est un levier de progression, elle les aide à trouver leurs limites… Ainsi, pour Lou Perrot, « chercher à supprimer leur douleur et leurs émotions revient surtout à chercher à retirer toute leur humanité à ces sportifs alors que ce ne sont pas des robots ! Tout comme le deuil, un processus d'acceptation permet de vivre la douleur comme une expérience désagréable qui fait partie de la vie : l'effacer risque de faire perdre aux sportifs cette intelligence de la douleur, c'est-à-dire la capacité à ressentir si la douleur est “normale” ou pas ».
D’après la session « Dépassement de soi et douleur : Faut-il soulager la douleur des sportifs ? »
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