L’Assemblée mondiale de la santé (18 au 25 juin) qui se poursuit à Genève a adopté mercredi une nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme. L’OMS s’est fixé comme nouvel objectif de réduire la charge de la maladie de 40 % d’ici à 2020 et de 90 % d’ici à 2030. Le plan vise aussi l’élimination du paludisme dans au moins 35 pays.
Entre 2000 et 2013, les différentes mesures prises par l’OMS – contrôle vectoriel, chimioprophylaxie, amélioration du diagnostic et du traitement – ont permis de faire diminuer la mortalité liée au paludisme de 47 %. Toutefois, cette même année 2013, l’OMS enregistrait pas moins de 580 000 décès dus au plasmodium et « des millions de personnes n’avaient toujours pas accès à la prévention et au traitement », souligne l’organisation.
La nouvelle stratégie basée sur les mesures les plus coût-efficaces, a été développée en collaboration avec les pays d’endémie. Elle repose sur les 3 piliers que sont l’accès universel à la prévention, au diagnostic et au traitement, la mise en place de programme de surveillance, l’affirmation de l’objectif d’élimination. Elle met par ailleurs l’accent sur l’innovation, la recherche et la coopération entre différents secteurs mais aussi sur la nécessité d’un engagement politique fort et d’un soutien financier suffisant pour maintenir des systèmes de santé forts.
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