En 2006, l’Algérie a lancé une vaste campagne nationale de dépistage du diabète qui a porté sur 450 000 personnes. La glycémie capillaire a constitué le test de dépistage. Chez les sujets suspects, une glycémie veineuse était pratiquée pour confirmer le diagnostic. Les résultats concernant l’Est du pays, portant sur 86 785 individus de 35 ans et plus, ont été communiqués au congrès (1).
Les facteurs classiques de risque de diabète ont été retrouvés : antécédents familiaux de diabète, hypertension artérielle et âge. Dans la population ayant au moins un facteur de risque, la prévalence du diabète méconnu est estimée à 5,7 % [5,12 – 5,42]. Elle augmente avec l’âge et l’IMC.
Un pourcentage non négligeable de personnes présente déjà des complications de microangiopathie au moment du diagnostic, dont 15 % ont une insuffisance rénale débutante et 12,5 % une rétinopathie.
Cette étude confirme la forte prévalence de diabète compliqué méconnu et insiste sur l’importance des actions de dépistage précoce par des moyens simples (glycémie capillaire).
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