LA NEUROPATHIE est la complication la plus précoce et la plus fréquente du diabète. La variabilité de sa prévalence, entre 10 et 45 %, s’explique par la diversité des moyens de diagnostic utilisés. K. Ouerdane, de l’équipe de A. Boudiba, Alger, a communiqué sur une étude prospective portant sur 400 diabétiques consacrée à la neuropathie diabétique douloureuse (NDD) (4).
La sévérité de la douleur a été évaluée par l’échelle visuelle analogique (EVA) et les différents traitements utilisés ont été analysés. Les résultats ont montré une prévalence de la neuropathie de 45 %, dont 22,5 % dans sa forme douloureuse. Cette NDD est plus fréquente chez les diabétiques de type 2 (DT2) : 24,2 % contre 11,4 % chez les DT1. Ce avec une prédominance féminine : 30,7 vs 13,3 %. Le tiers seulement des patients a parlé spontanément de cette douleur à son médecin traitant quoiqu’elle ait été évaluée en moyenne à 5,2 sur l’échelle EVA.
La moitié seulement des malades a bénéficié d’un traitement. La prégabaline est le traitement le plus utilisé, suivi par les antidépresseurs et par les antalgiques usuels. Cette étude montre la fréquence de cette complication et la nécessité de la rechercher et de la traiter pour améliorer la qualité de vie des malades, dont la moitié la vivait comme une fatalité... Cette même fatalité qui fait accepter, à ces mêmes patients, des niveaux de prise en charge souvent médiocres.
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