IL N’Y AURA peut-être pas de fossé de générations. Au moins pour se servir de l’outil internet, si l’on en croit les conclusions de chercheurs d’UCLA. L’équipe dirigée par le Dr Teena Moody vient de montrer en effet que surfer sur le net une heure par jour améliorerait l’activité cérébrale des seniors dès la première semaine d’utilisation. Il s’agirait en somme d’un exercice d’entraînement cérébral à domicile, simple et économique pour lutter contre les troubles cognitifs liés à l’âge.
Après ajustement sur l’âge, le niveau d’éducation et le sexe, 24 volontaires sains de 55 à 78 ans ont été répartis en deux groupes : l’un ayant déjà une utilisation quotidienne d’internet, l’autre très occasionnelle. Des clichés en IRMf étaient réalisés, alors que les sujets étaient à l’uvre sur la toile, à la recherche de réponse sur un thème précis.
Dans le groupe novice, en sus des régions contrôlant le langage, la lecture, la mémoire et la vision, stimulées dès les premiers clichés, les aires de la mémorisation et de la prise de décision l’étaient à leur tour au bout d’une seule semaine d’entraînement. L’équipe avait montré précédemment que l’activité cérébrale des internautes aguerris était multipliée par deux. En montrant de plus qu’une semaine suffit pour obtenir ces bénéfices, reste à parier que les accros chevronnés au net seront désormais plus grisonnants que boutonneux.
Analogues de la progestérone.
Alors qu’un essai de phase III est prévu en début d’année prochaine afin d’évaluer l’efficacité de la progestérone dans les traumatismes cérébraux, certains analogues pourraient être plus efficaces que l’hormone naturelle, selon le Pr Donald Stein. Deux molécules plus hydrosolubles ont en effet davantage diminué l’dème cérébral post-traumatique. Selon la même équipe, la coadministration de vitamine D potentialiserait l’efficacité de la progestérone.
Oxygène pur.
D’après des résultats précliniques chez l’animal obtenus à l’Université de l’Ohio, l’administration précoce d’oxygène pur permettrait de diminuer l’étendue de la zone cérébrale infarcie dans les accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Pour l’oxygénothérapie à 100 %, le paramètre crucial est le moment où l’enclencher. Administrée une fois le flux cérébral rétabli, elle serait en effet néfaste en entraînant la libération de radicaux libres. Selon les chercheurs de l’Ohio State, il faut débuter l’oxygène quand la circulation sanguine est encore occluse. Chirurgien et co-investigateur de l’étude, le Dr Cameron Rink rappelle que chez l’homme « il faut mettre au point des moyens plus fiables de surveillance du flux sanguin cérébral ».
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