Vacciner « matin, midi et soir » ; Emmanuel Macron a clairement affiché son intention de donner un coup d’accélérateur à la campagne de vaccination anti-Covid ce mardi. « Il n’y aura pas de week-end et de jours fériés pour la vaccination », a ajouté le chef de l’État lors d’une visite dans un centre à Valenciennes (Nord).
Après un début de campagne chaotique dont l’organisation a été chahutée par la pénurie de vaccins, le président de la République a promis des jours meilleurs en avril avec de prochaines importantes livraisons et l’arrivée du vaccin Janssen de Johnson & Johnson.
Objectif : un million d’injections par semaine en avril
Alors que la cible vaccinale va être élargie à tous les plus de 70 ans — soit 3,5 millions de personnes — dès ce samedi, la vaccination devrait également s’accélérer grâce à la création de 35 « mégacentres » dans les prochaines semaines. L’objectif est d’atteindre le seuil d’un million de doses injectées par semaine au mois d’avril, confie-t-on à Ségur.
Les 18 millions de Français éligibles à la vaccination pourront bientôt se rendre dans les nombreux vaccinodromes où le Pfizer, « blockbuster des vaccins » et qui va arriver en plus grand nombre, leur sera administré.
Avec ces mégacentres, l’exécutif souhaite augmenter significativement la cadence : les actuelles 500 vaccinations hebdomadaires réalisées en moyenne dans les centres de vaccination vont être doublées. Les nouveaux mégacentres, eux, viseront 1 000 à 2 000 injections quotidiennes.
Armée, pompiers et Améli main dans la main
Ainsi, l’armée — qui devrait mettre à disposition ses hôpitaux militaires —, les pompiers et l’Assurance-maladie planifient actuellement l’ouverture des 35 mégacentres, lesquels serviront de « bases », en fonction des besoins du territoire. L’objectif selon le ministère est d’arriver à terme à une centaine de mégacentres, répartis dans les départements par les préfets et les ARS.
La prise de rendez-vous sera toujours de mise ; certaines doses seront toutefois réservées pour la cible prioritaire des plus de 75 ans. Les patients de cette catégorie d’âge qui n’ont pas bénéficié d’une injection seront démarchés par l’Assurance-maladie lors d’une campagne d’appels téléphoniques qui démarrera dès ce week-end.
Concernant le personnel vaccinant, le ministère a saisi la HAS pour lui demander un avis sur un possible élargissement permettant de solliciter les étudiants en santé et les vétérinaires. Les pompiers, eux, pourront injecter les doses après une courte formation, comme ils y ont été autorisés par un décret depuis le 11 mars.
Pour les 65-69 ans, la vaccination approche et devrait s’ouvrir dès le mois d’avril, en fonction du « rythme des rendez-vous », précise le ministère. Les enseignants, eux, pourront figurer sur la liste de priorisation au mois d’avril.
300 000 doses d’AZ livrées cette semaine
Dans le même temps, la campagne en ville continue : 300 000 doses d’AstraZeneca seront livrées cette semaine aux médecins généralistes et aux pharmaciens, qui ont démarré la vaccination en officine. Ces derniers pourront également administrer le vaccin Janssen « mi-avril », précise le ministère.
Les vaccidrives, évoqués notamment par le maire de Valenciennes, sont « une possibilité », non exclue par le gouvernement pour certains territoires, mais pour l’instant pas à l’ordre du jour car « les mégacentres permettent a priori de maximiser au mieux l’organisation et le ratio des personnels de santé ».
La HAS se prononcera très vite au sujet de la prescription des vaccins par les infirmières, lesquelles pourraient selon le ministère « vacciner à domicile ». Aujourd’hui, plus de 80 % des résidents en Ehpad et une personne âgée de plus de 75 ans sur deux ont reçu une première injection. Au total, ils sont 6,4 millions de Français dans ce cas ; plus si loin de l’objectif fixé par le président de 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril.
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