« Quand j’arrivais aux urgences et que le soignant s’exclamait : “drépa quoi”, je savais que j’étais foutue. Ce qui est traître, dans la relation au corps médical, c’est qu’en tant que patient, on minimise les douleurs. On me pensait absorbée dans un jeu vidéo sur mon téléphone. Mais non. Je sortais de mon corps, la musique que j’écoutais au casque me transportait autre part. Cette dissociation était tellement énergivore, que je ne répondais plus ».
Dire la douleur, l’impossible condition du soin
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La douleur est à la fois l’objet du soin, et l’inguérissable qui met la médecine en échec. Comment les patients peuvent-ils la dire et les médecins l’entendre ? Une table ronde organisée par l'Institut La Personne en médecine (Université Paris Cité) en mars a donné à entendre les diverses tentatives de raconter la douleur chronique, depuis le XVIe siècle.
Les médecins du XVI au XVIII siècles réfléchissaient déjà aux manières d’exprimer la douleur
Crédit photo : GARO/PHANIE
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