« Pourquoi ne pas amener le médecin avec un camion ? » : c'est l'idée d'un entrepreneur lyonnais et du Pr Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône, qui vont lancer sur les routes des cabinets médicaux mobiles en Auvergne-Rhône-Alpes.
Le concept est simple. Quatre centres de santé vont s'ouvrir au premier trimestre 2019 à Bourg-en-Bresse, Annonay (Ardèche), au Puy-en-Velay et au sud de Lyon autour de Givors, ont-ils détaillé lors d'une récente conférence de presse. Quatre camionnettes dépendant chacune de ces centres sillonneront les alentours, s'arrêtant une ou plusieurs fois par semaine dans les villages qui n'arrivent plus à recruter de médecin.
Et si l'expérience est concluante, ils espèrent essaimer sur le reste du territoire.
« Il faut s'enlever de la tête l'idée qu'on puisse revenir à un médecin par village car les jeunes veulent travailler en groupe, à certaines heures, pouvoir trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle, explique Jean-Louis Touraine. On ne peut pas imposer à un médecin de s'installer où il ne veut pas. »
Consultations dans le centre de santé ou le camion
Tout est donc fait pour attirer le professionnel et lui donner envie de rester : il sera en salariat, chaque centre aura un employé administratif pour le délester de cette partie-là et le praticien pourra alterner consultations en centre de santé, en camion, en zone urbaine sensible ou en milieu rural.
L'investissement global pour un an et pour les quatre centres est d'un peu moins de 8 millions d'euros, financés en partie par la région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Agence régionale de santé (ARS). Les camions sont eux pris en charge par l'entrepreneur Alain Sitbon qui a eu l'idée de ces cabinets mobiles et a créé la marque DOK'ICI pour l'occasion.
Les zones parcourues seront choisies en concertation avec les autorités de santé et les collectivités locales afin de cibler les trous dans le maillage médical.
Le projet sera géré par une association créée pour l'occasion, A.CE.S.O., qui espère atteindre l'équilibre budgétaire d'ici à deux ans.
Avec AFP
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