Les médias nous ont informés de la possibilité pour les professionnels de santé de se faire vacciner dans des centres dédiés.
Profitant d’un déplacement dans le chef-lieu de mon département, j’ai donc décidé de me rendre au centre de vaccination du CH de Perpignan. Je tiens à souligner que cette ville est célèbre pour sa cheffe de service en infectiologie (qui vient d’ailleurs d’être promue au rang de chevalier de la Légion d’honneur) et que nous n’avons pas à prendre rendez-vous pour effectuer cette vaccination tant attendue.
Du fait de gros problèmes de trafic routier, je m’y suis présenté à 17 heures (horaire limite de fermeture), et j’ai été surpris par le comportement de la cadre de santé en charge de l’organisation de cette unité.
Elle m’a d’abord fait remarquer que j’étais arrivé très tard et qu’il n’y avait plus de doses disponibles, les doses « cachées » ayant été également utilisées ! Ne voulant pas me contrarier, elle m’a demandé de rester pour voir ce qu’elle pouvait faire. J’ai pu constater la fébrilité du personnel. La cadre de santé s’est dirigée à droite et à gauche sans réellement poser de questions aux infirmières, comme si elle était « sonnée » par une pénurie qui avait conduit à mettre dehors certaines personnes. Au bout de 10 minutes, elle m’a indiqué qu’il était impossible d’assurer une vaccination et m’a informé de l’ouverture dès 9 heures du centre le lendemain.
Commençant à être agacé, je lui ai expliqué que je travaillais à 30 km de là, et que je ne reviendrai pas car les horaires d’ouverture n’étaient pas très pratiques pour les libéraux. Eh oui, on oublie que les professionnels de santé sont aussi des généralistes éloignés des grands centres urbains ! Quant à la disponibilité du vaccin pour l’ensemble de la population, je me fais de plus en plus de cheveux blancs !
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