Des incitations fiscales envisagées par la France pour favoriser le développement de certains contrats d’assurance complémentaire santé dits « solidaires et responsables » ont été recalées par la Commission européenne, qui les a jugées incompatibles avec les règles de la concurrence de l’UE.
« Bien que la Commission ne mettre pas en doute l’objectif social des mesures, son enquête a démontré que les mesures envisagées n’étaient pas de nature à garantir une répercussion effective de l’avantage fiscal sur le consommateur final », explique-t-elle. Les dispositions mises en cause par Bruxelles étaient des exonérations et allégements d’impôts pour les assureurs proposant certains contrats complémentaires. La France n’avait toutefois pas encore mis ces projets en oeuvre, dans l’attente de la fin d’une enquête européenne.
Étienne Caniard, président de la Mutualité française, a aussitôt condamné cette position qui « entraînerait une dérégulation des dispositifs d’accès à la complémentaire santé en France ». « La remise en cause de l’exonération des contrats responsables, après l’imposition de ces mêmes contrats au taux de 3,5 %, supprimerait toute incitation à accompagner les efforts de maîtrise des dépenses de santé et d’accès à une complémentaire », affirme la Mutualité. Elle aurait également pour conséquence « une augmentation des cotisations des mutuelles puisque ces dernières seraient alors soumises à l’impôt sur les sociétés », ajoute la Mutualité.
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