Les élections aux Unions régionales des professions de santé (URPS) doivent avoir lieu dans un an et les différentes organisations de praticiens libéraux ne devraient pas tarder à rentrer en campagne. Mais cette échéance électorale, qui permet de mesurer le poids de chacune des organisations et leur représentativité, n'est pas attendue avec impatience par le Syndicat des médecins libéraux (SML). Réuni ce week-end en Congrès à Palavas-les-Flots, le SML propose en effet de repenser l’organisation de la vie syndicale traditionnelle.
Comme il l’avait déjà fait il y a 15 jours, le président du syndicat le Dr Philippe Vermesch, a redit son souhait de voir disparaître les actuelles élections professionnelles. « Nous pourrions proposer que l’on revoie les modalités de désignation aux URPS de médecins en alignant celles-ci sur les modalités des professions à effectif réduit. C’est-à-dire en passant d’une élection à un processus de désignation par les syndicats selon des modalités à définir et garantissant une juste représentation », a-t-il avancé dans son discours d’ouverture.
Théâtre du populisme
Pour le Dr Vermesch le scrutin des URPS est un gaspillage de temps et d’argent, qui « mobilise de moins en moins et est le théâtre d’un concours de populisme ». Le stomatologue regrette aussi que la campagne immobilise le reste de la vie syndicale et conventionnelle et fasse perdre une année à tout le monde. « Il serait sage et raisonnable de sortir de cette spirale qui joue contre les intérêts de la profession », estime-t-il.
Entendre les non-syndiqués
Le président du SML veut aussi repenser la façon de faire du syndicalisme pour coller davantage aux « évolutions de notre époque ». Comme les autres branches professionnelles, la médecine constate une baisse d'intérêt pour le syndicalisme. Pour autant, le fait de ne pas être membres d'une organisation ne signifie pas un désintérêt pour l'avenir de la profession. « Il faut que les syndicats comprennent que les médecins, même s’ils ne sont pas syndiqués, veulent exprimer leurs avis et idées qui peuvent être bonnes à prendre », avance Philippe Vermesch. Le chef de file du SML propose donc aux membres de son syndicat la tenue de rencontres thématiques dans les régions dans lesquelles seront invités des médecins non adhérents. L'objectif est que ces derniers puissent prendre part à la réflexion du syndicat de « façon ponctuelle ». « En travaillant ainsi, le SML sera en capacité de proposer des solutions encore plus pratiques et plus pragmatiques aux pouvoirs publics », considère son président.
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