L'UFML-S publie à l'intention des médecins une carte interactive des lieux « où ne pas s'installer »

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Publié le 13/07/2018
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Habituée aux coups de communication pour dénoncer les dysfonctionnements du système de santé français, l'Union française pour une médecine libre-syndicat (UFML-S) a lancé sur son site ce vendredi une carte interactive des lieux « où ne pas s'installer en France ». « Cette carte qui met en exergue les situations parfois ubuesques, illustre 30 ans d’erreurs politiques qui nous ont conduits à une France qui se vide de ses médecins », explique son président, le Dr Jérôme Marty. 

Le syndicat a donc recensé auprès de ses adhérents les territoires où les médecins devraient éviter de s'installer en fonction de 4 critères : les lieux où les élus locaux prônent la coercition, les communes accordant des subventions aux MSP « qui financent des médecines parallèles, mages et guérisseurs », les villes où les médecins hospitaliers « dénoncent les sous-effectifs et les conditions de travail mettant en danger la sécurité des patients » et enfin là où les communes se sont engagées à inclure les médecins dans des réseaux de soins.

Communes « à fuir »

Des villes comme Troyes (Aube), Caen (Calvados), Laval (Mayenne) ou encore Riom (Puy-de-Dôme), Villefranche-du-Périgord (Dordogne) et Valdeblore (Alpes-Maritimes) sont pointées du doigt. « Commune à fuir car la maison médicale intègre un mage (naturopathe). Les finances publiques sont manifestement plus importantes que la santé des administrés ou que la crédibilité de la médecine en général », indique un contributeur à propos de Villefranche-du-Périgord.

Et à propos de Laval : « Ville de la circonscription de Guillaume Garot (PS) qui a présenté une proposition de loi visant à faire du conventionnement sélectif des jeunes médecins, c’est-à-dire à limiter l'installation des médecins. »

Les CHU de Besançon, Greboble ou encore l'hôpital E.Toulouse de Marseille sont également présents sur la carte. Celle-ci sera amenée à évoluer en fonction des remontées faites au syndicat.

Déconseiller l'installation peut cependant interpeller dans un contexte où de moins en moins de concitoyens ont accès facilement à un médecin. « Nous sommes parfaitement conscients que lancer une carte des territoires dans lesquels nous déconseillons l’installation peut surprendre et choquer à l’heure des déserts médicaux et de leur généralisation, mais les erreurs commises et la violence faite à notre profession sont bien plus choquantes encore », estime l'UFML-S.


Source : lequotidiendumedecin.fr