Samedi dernier, lors de son université d’été, la CSMF avait réuni les différents syndicats de médecins, seniors et juniors, pour une table ronde visant à construire des propositions communes pour peser face aux pouvoirs publics. Mais au moment de faire l’appel, une absence notable était à souligner du côté des syndicats de médecins libéraux, celle du SML. Et la tenue du conseil d’administration du syndicat le même week-end n’était pas l’unique raison de cette chaise vide.
Lors d’une conférence de presse ce mercredi matin, le Dr Philippe Vermesch, président du SML, a expliqué que cette initiative de rassemblement « le dérangeait foncièrement ». « On appelle à l’unité et dans trois mois on déclenchera la guerre avec la campagne pour les élections professionnelles », a-t-il souligné. « Je rappelle que j’ai été le seul à proposer que les élections URPS soient supprimées et les premiers à dire non étaient la CSMF », poursuit le Dr Vermesch.
Qu'on arrête ces élections
Le patron du SML proposait alors de remplacer ces élections par une enquête de représentativité sur des critères décidés ensemble, « et qu’on arrête avec ces élections qui nous bouffent le foie pendant un an et qui sont une dépense d’énergie et une débauche d’argent », a-t-il ajouté. Le stomatologue observe par ailleurs que pour beaucoup d'autres professions de santé (dont les effectifs sont inférieurs à 20 000 personnes), il n'y a pas d’élections.
Pour le président du SML, la table ronde de la CSMF s’assimile donc à de la « récupération » et le médecin de tacler un peu plus le syndicat du Dr Jean-Paul Ortiz qui selon lui « a des problèmes en interne » : « Qu’ils commencent à faire le ménage chez eux et après on en reparle. »
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