Quatre mois de « négociations »... Ou, plutôt, de pseudos « négociations ». Et toujours le même discours de la Cnam et de son directeur, Nicolas Revel : « Je n’ai pas un rond à mettre sur la table, Je pourrais peut-être augmenter certains mais pas les autres, Et encore à la condition expresse que vous acceptiez des processus qui fassent baisser certaines de vos recettes afin d'avoir l’argent pour payer les augmentations… ».
En clair, n’espérez surtout voir vos recettes revalorisées, ne serait-ce que du fait de l’érosion monétaire.
Le discours de Nicolas Revel, toujours : « En revanche, il vous faudra me fournir encore plus de services que je ne vous paierai pas, bien sûr ».
Le même Nicolas Revel se cache aussi derrière les « ordres » de ses tutelles (ordres que personne n’a jamais vus) pour ne pas dire les faits, à savoir que la Sécurité sociale, qu’il dirige, est en faillite, en cessation de paiement, cessation de paiement qui n’apparaît pas encore pour 2016.
Mais, entre parenthèses, Madame Touraine et Monsieur Sapin fin 2015 ont décidé d’affecter le transfert possible à la Cades des 30 derniers milliards disponibles pour la période 2015-2018 à raison de 15 milliards sur l’exercice 2015 et les 15 restants sur 2016. Donc rien pour 2017 et 2018.
Le dépôt de bilan de la Sécurité sociale est donc programmé pour 2017. Pardon, le comité d’alerte de la sécurité sociale criera : « ALERTE » fin mars-début avril 2017, ce qui vaut dépôt de bilan en terme administratif Sécurité sociale. (…)
Monsieur Revel mène donc ces négociations comme s’il voulait voir s’appliquer un règlement arbitral rédigé par Monsieur Fragonard, ex-directeur de la CNAM, et déjà rédacteur du règlement arbitral, celui-ci n’ayant comme seul défaut que de reprendre mot pour mot le texte de la Ministre.
Que l’on nous donne ce règlement arbitral dès maintenant, cela sera plus honnête que de nous faire croire aux vertus de la négociation, que de nous faire croire en l’existence d’un dialogue social, cheville ouvrière essentielle à la gestion de notre société selon François Hollande.
Quand va cesser cette mascarade de pseudo-démocratie ? Disons-le, ces négociations s’apparentent à la loi El Khomri des médecins.
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