La Fédération hospitalière de France (FHF) annonce une dégradation des comptes des hôpitaux publics pour 2013.
Selon les résultats de la campagne budgétaire lancée auprès des établissements publics, le compte principal (différence entre les ressources et les dépenses liées aux activités de soins) accuse un déficit de 300 millions d’euros, en hausse par rapport aux 142 millions d’euros de déficit de 2012.
Si l’on analyse dans le détail le déficit réel des hôpitaux qui ont bénéficié d’aides exceptionnelles fin 2013 – pour cause de comptes grevés par des emprunts toxiques – la FHF estime même être dans le rouge à hauteur de 400 millions d’euros.
« Ces aides l’ont été dans le strict respect de l’ONDAM (objectif national de dépenses) hospitalier public grâce à la solidarité interhospitalière, par le dégel d’une partie des crédits gelés en début d’exercice », précise la FHF.
Investissement fragilisé
La capacité d’autofinancement (CAF) accuse une baisse de 6,1 % en moyenne (- 7,4 % pour les CHU, et - 10,7 % pour les gros centres hospitaliers). Après plusieurs années de dynamisme, l’investissement a également connu une baisse de 20 % en 2013.
Après la vente de certains biens du parc immobilier hospitalier, le déficit est ramené à 66 millions d’euros, alors que l’année 2012 s’était soldée par un excédent de 93 millions d’euros.
La FHF estime que cette dégradation des comptes est due « pour l’essentiel » à la politique tarifaire 2013 des pouvoirs publics, « qui a favorisé les cliniques privées au détriment des hôpitaux » (tarifs en baisse de 0,84 % pour le public et de 0,20 % pour les cliniques).
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