Chacun son tour. Après avoir rencontré MG-France, la FMF et Le BLOC la semaine dernière, l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (UNCAM) veut revoir la CSMF et le SML. Les deux syndicats sont majoritaires et en mesure de signer seuls une convention médicale. Ils viennent de finaliser un projet commun de rémunération à la performance dont l’objectif est de transformer les cabinets médicaux en véritables entreprises libérales. Il s’agit en quelque sorte d’une contreproposition au contrat d’amélioration des pratiques individuelles (CAPI) que l’assurance-maladie souhaite intégrer à la convention.
Depuis le 7 avril, les discussions conventionnelles se sont succédé sans que la négociation ait réellement progressé. Les syndicats de médecins libéraux se sont pour l’heure davantage opposés sur la composition de leur délégation que sur le contenu de la prochaine convention médicale. Les choses pourraient changer dans les prochaines semaines. L’assurance-maladie veut en tout cas accélérer le rythme des discussions.
Les partenaires conventionnels devraient se réunir une fois par semaine à partir de juin. L’objectif affiché demeure la signature d’un accord d’ici à la fin du mois de juin. « Nous allons faire des propositions techniques et précises », annonce le Dr Claude Leicher. Le président de MG-France cite plusieurs pistes sur les forfaits et les aides pour l’outil de travail, sur l’exercice en groupe ou dans une zone géographique.
Interloqués par la tournure des événements, les syndicats d’étudiants (ANEMF) et d’internes (ISNIH et ISNAR-IMG) ont appelé la CSMF et le SML à rejoindre la table des négociations. « La confraternité, ciment de notre métier, ne doit pas être mise en danger par des querelles dérisoires en comparaison des enjeux cruciaux auxquels doit faire face la médecine libérale », écrivent les associations des futurs médecins dans un communiqué.
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