« Le Quotidien » s’est entretenu avec des soignants qui ont été confrontés à la peur du COVID-19. Quel impact sur leur pratique ? Pour Louise, interne, « ça a été immédiat, pour la première fois de ma carrière, j’ai été gagnée par l’angoisse, même si dans mon service d’urgence on disposait de masques et de protection. Ce n’était pas pour moi que j’avais peur, mais je craignais de ramener le virus chez moi, de contaminer mes parents… Pour autant, j’ai choisi de continuer à travailler ». « Avant même le confinement, j’ai choisi de repartir en Tunisie auprès des miens. Je savais que j’allais être redéployé en service Covid. J’ai 62 ans, des maladies chroniques. Je voulais me mettre à distance. Depuis mon arrivée en Tunisie, les voyages sont interdits alors la question de mon retour ne se pose pas », explique Fayçal. Quant à Laura, jeune PH, elle a préféré ne pas prendre trop de risques. Elle explique pourquoi : « J’essaie d’avoir un bébé, je me suis mise en arrêt très rapidement, je ne veux pas faire courir de risque à mon enfant. C’est une décision personnelle, je ne l’ai même pas expliquée à mon chef de service ». Pour Antony, infirmier de 24 ans, « je mets deux masques, je suis intraitable sur les mesures de protection pour moi et pour les autres, je me lave à l’hôpital avant de rentrer, je laisse mes habits et mes chaussures à l’extérieur de chez moi. Ce qui m’a aidé c’est de pouvoir discuter avec l’équipe de psychologues qui vient traîner en réanimation afin de permettre aux soignants d’échanger sur les stress vécus sans pour autant formaliser un lieu en dehors du service ».
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