Le Parlement a définitivement adopté ce 13 janvier, par un vote du Sénat, une proposition de loi UDI visant à créer une plateforme de suivi pour mieux prendre en charge les personnes souffrant de Covid long.
Le Sénat dominé par l'opposition de droite a voté à main levée, sans modification, le texte adopté en novembre par l'Assemblée nationale, qui prévoit la création rapide d'une plateforme de suivi pour permettre « à tous les patients qui le souhaitent de se faire référencer comme souffrant ou ayant souffert de symptômes post-Covid ».
Cette plateforme doit aussi permettre de mieux connaître le Covid long, grâce à l'utilisation des données recueillies par l'Assurance-maladie. Elle doit enfin faciliter la prise en charge des personnes ayant des symptômes persistants, qui ont été enregistrées « soit par leur médecin traitant dans le cadre d'un protocole déterminé, soit dans une unité de soins post-Covid » pour les formes les plus lourdes. Ceci à 100 % par l'Assurance-maladie et les complémentaires de santé.
Cette loi ouvre sur « une prise en charge améliorée et une reconnaissance globale, cohérente avec l’organisation du système de soins et constituant un réel apport pour les patients », a défendu la rapporteure du texte au Sénat, Nadia Sollogoub (centriste).
Les modalités du dispositif devront être précisées par un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Demande légitime de reconnaissance
« Il y a une demande légitime de reconnaissance », a pour sa part affirmé la ministre chargée de l'Autonomie Brigitte Bourguignon. « Ces patients, par leur nombre et leur diversité, représentent un enjeu organisationnel important pour notre système de santé », a-t-elle poursuivi.
Pour la ministre, si la proposition de loi « n'est pas indispensable à l'action, elle a le mérite de rappeler l'importance de cet enjeu ». « Notre souci est de lutter contre l'errance médicale et le recours à des traitements non adaptés », a-t-elle encore indiqué.
Selon Brigitte Bourguignon, « entre 20 à 25 % des personnes infectées ont un Covid long », le risque étant « deux fois moins élevé chez les personnes vaccinées ». Et « environ 10 % des personnes infectées ont présenté ou présentent des situations de post-Covid avec des symptômes très hétérogènes persistants, allant de la perte d'odorat à une perte majeure d'autonomie », a-t-elle estimé.
C.G. (avec AFP)
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