Le gouvernement espagnol va supprimer le remboursement de plus de 450 médicaments dans le cadre des mesures frappant la santé, l’une des cibles de la politique de rigueur qui vise à économiser sept milliards d’euros par an dans ce secteur. Cette mesure devrait permettre d’économiser 440 millions d’euros, selon le texte que la ministre de la Santé, Ana Mato, s’apprête à présenter aux régions, chargées en Espagne de gérer le budget de la Santé.
« Au total, 456 médicaments susceptibles d’être exclus du financement public ont été identifiés », affirme le texte. Plusieurs professionnels de santé ou groupements de consommateurs ont mis en garde contre les éventuels effets pervers d’une telle mesure, soulignant que les médicaments rayés de la liste risquaient d’être remplacés par d’autres plus coûteux.
Les professionnels de santé en grève à Madrid
Le non-remboursement de ces médicaments s’ajoute à une série de mesures, comme la modulation du ticket modérateur en fonction des revenus, qui entrera en vigueur le 1er juillet, ainsi que la fermeture ou la privatisation de centres de santé dans plusieurs régions, dont la Catalogne.
De plus, à partir du 1er septembre, les immigrés en situation irrégulière n’auront plus droit qu’aux consultations de pédiatrie, de suivi des grossesses et d’urgence, afin d’économiser 500 millions d’euros. Médecins et usagers se sont mobilisés depuis plusieurs mois contre cette politique de rigueur. Les derniers en date sont les professionnels de santé de Madrid, qui font grève depuis mardi et jusqu’à ce jeudi, pour protester contre la réduction de 3,3 % des salaires que vient de décider le gouvernement régional.
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