Plusieurs milliers d'internes en médecine des hôpitaux anglais ont démarré ce mercredi une grève – la quatrième en trois mois – pour dénoncer les nouvelles conditions de travail et de salaire imposées par le gouvernement britannique.
Une action de 48 heures, « profondément regrettable », déplore le NHS England, qui gère le système de santé publique, qui a entraîné l'annulation de 5 100 interventions et consultations.
Malgré des tentatives de conciliation, le fossé semble plus profond que jamais entre la British Medical Association (BMA) – qui représente les « junior doctors » – et le ministre de la Santé, Jeremy Hunt.
« On n'a malheureusement pas d'autre choix »
Les 53 000 internes anglais, qui représentent un tiers du corps médical, menacent pour la première fois de l'histoire du NHS de ne pas assurer les urgences, les 26 et 27 avril prochains.
« On n'a malheureusement pas d'autre choix », indique le leader de la BMA, le Dr Johann Malawana, qui a par ailleurs entamé deux actions en justice pour tenter de contrer la réforme du gouvernement, qui a imposé un nouveau contrat aux internes en février dernier. Ce contrat prévoit une augmentation du salaire de base de 13,5 % mais une réduction des heures majorées le week-end.
Le gouvernement, qui cite huit rapports évoquant un taux de mortalité plus élevé le week-end et dit vouloir améliorer le service rendu dans les hôpitaux sept jours sur sept, qualifie la grève d'« irresponsable et disproportionnée » et refuse de revenir à la table des négociations.
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