Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) affirme, dans un rapport confidentiel, mis en ligne par le site The New York Review of Books, que des personnels médicaux ont participé à des interrogatoires de la CIA relevant de la torture, en violation des règles déontologiques de la médecine.
« La première intention des personnels médicaux semble avoir été d'être utiles aux procédures d'interrogatoires, et non au patient », affirme le CICR. Ils « donnaient des instructions pour poursuivre, cesser ou modifier » les interrogatoires, assure le rapport, qui s'appuie sur les conclusions de responsables du CICR qui ont pu rencontrer des détenus des prisons de la CIA, membres présumes d'Al-Qaïda, après leur transfert en 2006 dans le camp de prisonniers de Guantanamo, à Cuba. Un des détenus a ainsi affirmé « qu'à plusieurs occasions, des simulations d'asphyxie ont été arrêtées sur intervention » d'équipes de santé présentes dans la pièce. A l'inverse, celles-ci pouvaient « recommander » la poursuite de tels traitements. « Je m'occupe de ta santé seulement parce qu'on a besoin de tes informations », aurait par ailleurs lancé un membre de ces équipes à un détenu.
Au moins cinq copies du rapport ont été réalisées et diffusées auprès de hauts responsables de la CIA et de la Maison Blanche en 2007, mais interdits de diffusion auprès du public par le CICR, censé garder sa neutralité dans les conflits. Le CICR n'a pas contesté l'authenticité du rapport, mais regretté sa diffusion. Interrogée en mars par l'AFP sur la pratique de torture, la CIA avait refusé de réagir.
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