Pourquoi revenir à l’holocauste à propos de Simone Veil ? Nombreux ont été les survivants à vouloir oublier l’inoubliable, à ne pas vouloir dire l’indicible. Moins nombreux ont été ceux qui, marqués par les camps nazis, ont ensuite comme Simone Veil vécu une vie tournée vers le progrès, les valeurs universelles de paix, la volonté d’être européenne.
La vie des anciens déportés est restée marquée par cette question : pourquoi avons-nous survécu ? Certains, tel Primo Levi, ne l’ont pas supporté. D’autres comme Marceline Loridan que Simone Veil, sa camarade de convoi, aimait citer, se sont résolues à raconter l’indicible.
Simone Veil, après-guerre, s’est tournée vers l’avenir, vers l’Europe, la dignité et la préservation de la vie des femmes avec cette intelligence positive qui l’a peut-être sauvée au camp. Ministre de la Santé, elle s’est exprimée à plusieurs reprises dans nos colonnes, nous faisant l’honneur de participer aux 40 ans du « Quotidien », entourée par le respect et l’admiration des présents, à l’instar de tout le pays.
Des centaines de milliers de Françaises ont bénéficié de sa loi sur l’IVG. Combien savent qu’elle leur a peut-être sauvé la vie ?
Transition de genre : la Cpam du Bas-Rhin devant la justice
Plus de 3 700 décès en France liés à la chaleur en 2024, un bilan moins lourd que les deux étés précédents
Affaire Le Scouarnec : l'Ordre des médecins accusé une fois de plus de corporatisme
Procès Le Scouarnec : la Ciivise appelle à mettre fin aux « silences » qui permettent les crimes