En présence d’une vingtaine de médecins, le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, a tenu un discours écourté, ce vendredi, au pied de la statue de la Liberté dans le jardin du Luxembourg, au pied du Sénat, pour réaffirmer son opposition au projet de loi de santé et plus particulièrement au tiers payant généralisé.
Une action « symbolique » qui tombe à pic, quelques jours avant le vote solennel au Sénat le 6 octobre... et des élections professionnelles clôturées le 12 octobre.
La Confédération entend se démarquer des syndicats qui ont lancé des mots d’ordre d’arrêt d’activité et de fermeture des cabinets libéraux les 3 et 5 octobre. Se revendiquant « porte-parole de la médecine libérale en souffrance », elle veut rassembler tous les praticiens au sein d’un « mouvement unitaire », mixte et intergénérationnel, lors du vote final du projet de loi de santé à l’Assemblée nationale, dont la date n’a pas encore été arrêtée. Les modalités de cette action similaire à la manifestation du 15 mars seront discutées avec l’ensemble des organisations. « On est en pleine élection aux URPS, chaque syndicat s’exprime de façon désordonnée et tire la couverture à soi. Les médecins ont bien compris que nous étions dans l’agitation du scrutin », explique le Dr Ortiz.
Désobéissance
« Le mouvement contre le projet de loi de santé est l’expression du malaise des professionnels santé, ajoute le Dr Ortiz.Cette loi dépossède les médecins libéraux de leur liberté d’exercice et démantèle leur métier. » Selon le syndicaliste, elle fait planer la menace « inacceptable » du conventionnement sélectif à l’installation des médecins.
L’aménagement du texte par les sénateurs n’a pas suffi et la CSMF prépare l’après-loi santé. Le syndicat a lancé un mot d’ordre de « désobéissance civile » à chaque nouvelle étape d’application obligatoire de la dispense intégrale d’avance de frais. « L’histoire nous a montré que l’on pouvait défaire des mesures d’une loi qui sont contraires à l’intérêt collectif », conclut le patron de la Confédération.
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