Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) plaide depuis plusieurs mois pour une médecine de « parcours ». Dans un rapport rendu fin mars, l’institution a demandé à la Haute autorité de santé (HAS) de développer, en plus de ses traditionnelles recommandations de bonnes pratiques, des recommandations de « parcours », notamment pour les maladies chroniques et les polypathologies.
Le Haut conseil soulève le retard de la France en la matière et appelle à des « mesures énergiques » pour stopper la spirale de l’accroissement de la dette. S’interdisant d’envisager le rationnement des soins, le HCAAM invite l’assurance-maladie à travailler à une « mobilisation optimale des ressources humaines, techniques et financières du système de soins », plus particulièrement pour les maladies chroniques. Avec une meilleure coordination, le parcours de soins doit rendre « adéquats » les recours aux professionnels de ville et les séjours en hospitalisation. Le HCAAM estime à « plusieurs milliards d’euros l’ordre de grandeur financier des effets d’une mauvaise prise en charge du parcours de soins des personnes âgées dépendantes sur la seule dépense hospitalière ». « C’est autour de l’amélioration de la qualité des parcours de soins que se situe aujourd’hui un des gisements décisifs de qualité soignante et d’efficacité économique de notre système de santé », affirme le Haut conseil.
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