Faisant suite aux récentes recommandations sur l'acétate de cyprotérone (Androcur et génériques) élaborées en raison du risque de méningiome, l'Agence du médicament (ANSM) a annoncé hier la mise en place rapide, avant fin 2018, d'un formulaire annuel d'accord de soins, qui sera « indispensable à toute délivrance du médicament », est-il indiqué dans un communiqué de l'agence.
Ce formulaire d'accord de soins « sera cosigné par le patient et le prescripteur », précise l'ANSM, « afin de susciter l'échange entre le patient et son médecin ». L'objectif du formulaire de consentement est de sécuriser davantage l'utilisation de l'acétate de cyprotérone et l'idée a d'ailleurs été suggérée par des représentants d'utilisateurs et des professionnels de santé lors d'une réunion organisée le 16 novembre à l'ANSM.
Trois autres mesures
D'autres mesures ont émergé lors de cette réunion : production d'un document d'information à destination des utilisateurs (diffusion d'ici à la fin du 1er trimestre 2019) ; élaboration d'un courrier destiné à l'ensemble des personnes traitées au cours des 24 derniers mois (d'ici à la fin du 1er semestre 2019) ; élaboration d'un courrier à l'attention de tous les médecins ayant prescrit de l'acétate de cyprotérone sur cette même période (d'ici à la fin du 1er semestre 2019).
Afin d'élaborer l'ensemble de ces nouveaux outils, le groupe de travail se réunira avant la fin de l'année 2018. Pour rappel, l'ANSM a déjà mis à disposition un numéro vert pour les utilisateurs au 0 805 04 01 10.
En complément des recommandations récentes
Les récentes recommandations ANSM aux professionnels de santé, qui ont rappelé les seules indications du médicament (hirsutisme vrai chez la femme, cancer de la prostate) avaient notamment introduit la réalisation d'une imagerie cérébrale avant tout traitement avant d'être renouvelée à 5 ans puis tous les 2 ans. Une étude de l'ANSM et de l'Assurance Maladie publiée fin août avait quantifié, pour la première fois, le risque de méningiome lié à la prise prolongée d'acétate de cyprotérone chez les femmes. Le risque est multiplié par 7 après 6 mois et par 20 après 5 années de traitement.
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