Dans un document intitulé « charges et produits » (voir ci-dessous), l’assurance maladie propose plusieurs pistes pour limiter les dépenses de santé relatives à certains actes médicaux. La CNAM estime que d’importantes économies pourraient être réalisées sur la chirurgie du genou ou lors de la prise en charge des hernies, des varices, du cancer colorectal, du cancer de la prostate ou du diabète.
La CNAM constate que le poids financier des prothèses du genou liées à une arthrose (80 000 en 2010), a augmenté de 50 % en dix ans. Elles représentent 1,143 milliard d’euros remboursés par l’assurance maladie. L’addition pourrait être moins lourde si la France utilisait comme l’Allemagne ou la Suède des prothèses dites « cimentées » dont le coût (1 495 euros) est sensiblement inférieur aux prothèses posées en France (1 780 euros en moyenne).
Le rapport note par ailleurs que la chirurgie ambulatoire (sans hébergement à l’hôpital) « reste relativement moins développée en France que dans d’autres pays » pour la prise en charge des hernies inguinales et crurales (132 000 patients en 2010). L’assurance maladie estime à 370 euros le gain que pourrait représenter chaque séjour en ambulatoire.
Des arrêts de travail trop longs pour les varices
Le traitement chirurgical des varices est également pointé du doigt. En 2010, il a concerné environ 122 000 patients et a entraîné des arrêts de travail de 26 jours, contre 16 recommandés. L’adoption de nouvelles méthodes non invasives (radiofréquence, laser, sclérose par cathéter) permettrait de réduire la durée d’arrêt de travail à 7 jours environ », affirme la CNAM.
D’autres pistes sont avancées pour limiter le coût de prise en charge du cancer colorectal. « La chirurgie est le traitement de référence pour les cancers colorectaux. Elle permet d’augmenter la survie des patients notamment si elle est réalisée précocement », souligne l’assurance maladie. La CNAM rappelle que le dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas recommandé, et reste beaucoup trop élevé en France.
Également dans le viseur, le diabète qui concerne 3 millions de personnes en 2011. Selon les projections, les dépenses directement liées au diabète devraient s’élever à 11,3 milliards d’euros en 2017 (+ 70 % par rapport à 2010). Si la France apparaît bien placée en ce qui concerne le dépistage, « les complications graves du diabète sont encore fréquentes », relève la CNAM en raison de traitements pas toujours bien adaptés.
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