L’assurance-maladie vient de rendre publiques les 35 pistes qu’elle propose au gouvernement pour réaliser 2,2 milliards d’euros d’économies et contenir la hausse des dépenses de santé à 2,7 % en 2013 dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Sans mesures correctrices, ces dépenses progresseraient naturellement de 4 % par an.
Dans un document baptisé « Charges et produits », qu’elle doit adopter lors d’un prochain conseil, jeudi, l’assurance-maladie préconise une évolution des tarifs des produits de santé (850 millions d’euros), médicaments et dispositifs médicaux. Elle recommande également de poursuivre la maîtrise médicalisée des soins de ville (550 millions), l’efficience hospitalière sur les achats (210 millions), l’ajustement des tarifs des professionnels de santé (150 millions), l’amélioration des prescriptions médicamenteuses à l’hôpital (150 millions) ou encore la lutte contre la lutte et les abus en ville et à l’hôpital (100 millions).
Comme nous l’avions déjà évoqué, la CNAM veut réduire le coût de la prise en charge des arthroscopies du genou, de la chirurgie des hernies et des varices, des cancers colorectaux mais aussi du diabète et de l’insuffisance cardiaque.
Aménager la fixation des prix des médicaments
Mais le principal gisement d’économies demeure la baisse des prix du médicament et de certains dispositifs médicaux. « Il existe des marges d’efficience dans les dépenses de produits de santé, affirme l’assurance-maladie. Les prix des médicaments génériques sur les huit principales classes thérapeutiques apparaissent parmi les plus élevés en France par rapport à six pays européens qui ont mis en place des dispositifs différents de fixation des prix ».
La CNAM préconise de « développer la place du générique et aménager le système de fixation des prix ». Elle suggère de porter la décote des génériques à 70 % du prix du médicament original (princeps) contre 60 % depuis fin 2011 et appelle à organiser le système de négociation des ristournes obtenues par les
officines sur le médicament générique.
« Les baisses de prix obtenues par la négociation du CEPS (comité économique des produits de santé) s’avèrent insuffisantes, estime la CNAM. L’objectif devrait être de faire émerger le véritable prix du générique, en donnant aux pharmaciens la possibilité de négocier dans des limites élargies, tout en permettant à l’assurance-maladie de bénéficier des fruits de la négociation par le biais d’une obligation déclarative ».
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