Les députés allemands se sont prononcés, la semaine dernière à Berlin, pour une interdiction de toute forme de suicide assisté, et pour une pénalisation des associations ou professionnels qui proposeraient un tel suicide dans une optique commerciale.
Si plus des trois quarts des 631 députés constituant le Bundestag se sont clairement opposés à toute légalisation du suicide assisté, ils ont été plus divisés quant à la pénalisation des associations le proposant, partie du texte finalement votée par 309 voix contre 233. Ce vote, qui se traduira très prochainement par une nouvelle rédaction du code pénal concernant la fin de vie, répond aux attentes de l’Ordre des médecins qui s’est mobilisé sans relâche contre le projet de libéralisation du suicide assisté.
L’Ordre se félicite de la décision
Ce dernier, réclamé depuis des années par un certain nombre d’associations a fait l’objet, il y a 18 mois, d’un projet de loi déposé par plusieurs parlementaires, projet finalement rejeté vendredi après de longs débats. Le président de l’Ordre, le Pr Frank Ulrich Montgomery, s’est félicité de la décision des députés d’interdire clairement le suicide assisté, qu’il a toujours qualifié d’ « homicide », contraire selon lui à toutes les règles de l’éthique médicale.
Depuis plusieurs années, l’Ordre soutient le développement des soins palliatifs et la création d’« hospices » pour les patients en fin de vie, et rappelle que le suicide assisté, « moralement inacceptable », est aussi superflu. Un point de vue certes partagé par la majorité des 250 délégués de l’Ordre, qui l’ont encore clairement rappelé il y a quelques mois lors de leur congrès annuel, mais vivement combattu par plusieurs associations de soignants et de médecins.
La population allemande, pour sa part, est divisée sur la question mais, selon les sondages les plus récents, se montre plutôt favorable, à 52 % contre 48, au suicide assisté dans certaines situations désespérées.
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