Pr Marie Wislez : « Les conditions d’un dépistage de masse du cancer sont bientôt réunies »

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Publié le 12/11/2020

Faute d’initiative nationale soutenue par les autorités, il n’y a toujours pas dans notre pays de dépistage organisé du cancer du poumon. C’est pourtant la meilleure façon de réduire la mortalité spécifique par cancer du poumon, comme l’a démontré l’étude Nelson publiée en janvier 2020.

Crédit photo : DR

« Dans l’étude randomisée néerlando-belge Nelson, publiée dans le New England Journal of Medicine (janvier 2020), on observe une diminution de la mortalité de 24 % chez les hommes et de 33 % chez les femmes à dix ans », rappelle la Pr Marie Wislez (hôpital Cochin, Paris). Pour parvenir à ces résultats, les auteurs ont rassemblé les données de 13 195 hommes et 2 594 femmes âgés de 50 à 74 ans, fumeurs et anciens fumeurs, ayant bénéficié d’un dépistage par scanner à T0, 1 an, 3 ans, 5,5 ans versus un groupe témoin non dépisté.

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