Victoire pour les praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) ! Près de neuf mois après la publication des résultats des Épreuves de vérification des connaissances (EVC) de 2024, concours nécessaire à leur régulation pleine et entière, les modalités d’obtention ont été largement modifiées à leur avantage.
Cette annonce de la ministre de la Santé Stéphanie Rist intervient à la suite de la décision devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris du 16 octobre, qui confirme sur le fond l'ordonnance de référé du 25 juillet concernant une partie des candidats non admis aux EVC 2024.
À l’origine, on retrouve une saisine de la justice par plusieurs organisations de défense et avocats de Padhue, et notamment par le Dr Abdelhalim Bensaidi, président du collectif Ipadecc. Recalé des épreuves par le Centre national de gestion (CNG) avec 11,3 de moyenne dans la spécialité de médecine générale, le praticien attaché en diabétologie a contesté cette décision au principe d’une rupture d’égalité entre les candidats aux EVC des listes A (celle où il a postulé, ouverte à tous) et la liste B (réservée aux réfugiés, apatrides et bénéficiaires de l’asile territorial). Suivant les Padhue contestataires, le juge des référés avait alors partiellement annulé les épreuves et ouvert la voie à une jurisprudence.
Dans la foulée du Dr Bensaidi, l’ensemble des requérants ayant obtenu une note supérieure à celle du dernier médecin admis de la liste B ont finalement été déclarés admis aux EVC 2024.
Acculé, le CNG a dû revoir en quelques mois la situation de 377 praticiens, a-t-il annoncé le 7 novembre. Sont concernées les professions et spécialités suivantes : médecine interne, urologie, chirurgie viscérale, médecine générale, psychiatrie, odontologie et médecine d’urgence.

Les candidats concernés seront destinataires d’un message du CNG confirmant leur admission. « Ils pourront ensuite engager les démarches nécessaires via la plateforme nationale Viatique à leur affectation dans un établissement en parcours de consolidation des compétences (PCC) en qualité de praticiens associés », précise le CNG.
« Apaiser les esprits et poursuivre le dialogue »
Le Dr Ayoub Mdhafar, président de la Fédération des praticiens de santé (FPS) a applaudi « une décision courageuse rapide » de la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Concerné au premier chef, le Dr Abdelhalim Bensaidi a salué pour sa part une mesure qui permettra « d’apaiser les esprits, de poursuivre le dialogue et de reprendre confiance en les institutions » pour les Padhue déçus.
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