Aujourd’hui, la création des centres de soins non programmés (CSNP) relève principalement d’initiatives individuelles – celles de médecins généralistes ou d'organisations privées –, sans concertation avec les agences régionales de santé (ARS), ni avis des conseils des Ordres concernés, ni prise en compte des besoins réels du territoire. Cette absence de coordination entraîne une répartition inégale des CSNP sur le territoire, avec des zones suréquipées et d'autres sous-dotées, ce qui ne répond pas aux besoins de la population de manière optimale.
« Les centres de soins non programmés doivent impérativement s’intégrer dans une stratégie cohérente d’accès aux soins », défendent la FHF et le Cnom
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Depuis plusieurs années, les centres de soins non programmés (CSNP) pullulent partout en France. Si toute initiative visant à améliorer l’accès aux soins est bienvenue, l’absence de cadre réglementaire clair pour l’implantation et le fonctionnement de ces structures pose un vrai problème d’organisation territoriale. Il devient urgent et impératif de le régler, dénoncent le Pr Stéphane Oustric, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, et Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France.
Arnaud Robinet, président de la FHF (à gauche, photo SEBA/SIPA), et le Pr Stéphane Oustric, président du Cnom (à droite, photo Cnom)
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