Le pouvoir dans l'étau

Les deux violences

Par
Publié le 04/12/2020
Dans cette très longue et désastreuse partie de tennis nationale qui oppose le gouvernement à l'opinion et aux élus, s'est installée une dialectique délètère : le dérapage des forces de l'ordre est aussitôt concurrencé par le défi des manifestants spécialisés dans l'attaque contre des policiers et prêts à incendier les biens meubles et immeubles. L'idée de supprimer les caméras et téléphones capables de filmer les exactions de le police est pratiquement inapplicable.
Samedi dernier à Patis

Samedi dernier à Patis
Crédit photo : AFP

Les forces hostiles à la violence policière, mais aussi à l'ordre, il faut en convenir, l'ont prouvé au moins trois fois ces derniers jours : lorsque des associations ont réuni des centaines d'immigrés afghans à Paris qui ont été dispersés manu militari et donc sans ménagements, lorsque trois policiers s'en sont pris avec une rage indescriptible à un passant auquel ils auraient adressé des insultes racistes, et lorsque, pour riposter à cette intervention scandaleuse, les manifestants ont été, de nouveau, débordés par des casseurs qui ont déclenché une série d'emeutes. 

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte