À l’instar des médecins libéraux rentrés en grève dure, les cliniques, qui les soutiennent, ont elles aussi de quoi entamer l’année insatisfaites.
Après des débats besogneux sur les dépenses de santé (Ondam) définies dans le budget de la Sécu pour 2026, le compte n’y est pas pour la fédération, qui réclame « une évolution positive des tarifs, a minima de 1 % pour éviter un décrochage avec l’inflation ».
Lamine Gharbi a dénoncé une série de « contradictions » qui fragilisent l’équilibre du secteur privé hospitalier. « De haute lutte, tous ensemble, nous avons obtenu que l'objectif national de dépenses d'assurance maladie établissements de santé soit augmenté à hauteur de 2,7 %, soit 850 millions d'euros supplémentaires », a-t-il rappelé, après l’adoption d’un ultime amendement gouvernemental au budget de la Sécu. Dans le même temps, « ce même gouvernement fait aujourd'hui le choix de maintenir les tarifs hospitaliers à zéro évolution » – en réalité, l’exécutif a annoncé pour l’instant la « stabilité » des tarifs en MCO et SMR mais la campagne tarifaire définitive n’a pas encore été arrêtée. Un choix jugé « totalement insoutenable », qui se traduira selon la FHP par des tarifs négatifs, de l’ordre de -0,5 à -1 %.
Dossier social en stand-by
Concernant l’aide aux cliniques privées en difficultés, elle doit être « à hauteur de la participation de l’offre de soin du privé lucratif à l’activité hospitalière, soit 35 % », a réclamé Lamine Gharbi sans en préciser le montant exact. Dans la même veine tarifaire, le président s’est étonné de l’absence de restitution totale aux établissements de santé des crédits 2025 accordés au titre du coefficient prudentiel, soit 420 millions d’euros.
Enfin, la FHP déplore toujours le silence des pouvoirs publics sur le dossier social lié à l'avenant 33 et l'octroi d'une enveloppe de 140 millions d’euros réclamée de longue date par les cliniques pour conclure un nouvel accord de revalorisation des salaires.
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