Entre insécurité et démographie médicale en berne, les quartiers sensibles ont mauvaise presse auprès des généralistes. Le nombre de praticiens qui partent à la retraite sans successeur en témoigne. Pourtant, loin de l’enfer décrit dans les médias, l’exercice en zone urbaine difficile est d’une grande richesse… Pour qui sait l’apprécier.
Zones urbaines sensibles, banlieues difficiles, secteur “en politique de la ville”, quartiers chauds ou défavorisés… Le Français peine à trouver les mots justes pour désigner ces territoires qui, au cœur des villes ou à leur périphérie, semblent concentrer les crises de la société. Mais si ces lieux n’ont pas de véritable nom, ils ont des habitants, et des généralistes pour soigner leurs maux. Des praticiens qui ne cachent rien de leurs difficultés quotidiennes mais qui, pour la plupart, ne déménageraient pour rien au monde. « Les contacts humains sont ici tellement vrais, tellement…Dossier
Exercice
Généraliste en quartier sensible : une médecine difficile mais si gratifiante...
Par Adrien Renaud - Publié le 16/02/2018
Médecin en banlieue
GARO/PHANIE
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