Dans le contexte de l'épidémie à virus Zika, l'Agence de la biomédecine publie des recommandations pour la prise en charge en aide médicale à la procréation (AMP), en préservation de la fertilité et en don de gamètes dans les départements français d'Amérique (DFA) et en métropole.
Dans les DFA, « la règle de base est le report systématique de la tentative d'AMP, qu'il s'agisse d'une insémination artificielle, de fécondation in vitro ou de transfert d'embryons congelés ». L'Agence précise qu'en cas de « véritable perte de chances pour le couple, en raison de l'âge ou de son statut ovarien », seule la cryoconservation des ovocytes peut être envisagée. Pour les patients souhaitant bénéficier d'une préservation de la fertilité, il est envisageable de cryoconserver les gamètes ou les tissus germinaux « dans les situations où le report est susceptible d'entraîner une vraie perte de chance ».
Quant au don de gamètes, la procédure est suspendue « pour une durée qui dépendra de l'acquisition de nouvelles connaissances ».
En métropole, la règle de base est de reporter la prise en charge au-delà de 28 jours après le retour de la zone d'épidémie. Au-delà et pendant une période de 6 mois, l'Agence précise les modalités de prise en charge avec des tests RT-PCR dans le sang et les urines des deux membres du couple. De la même façon, pour la préservation de la fertilité après un séjour dans les zones d'endémie, le report au moins jusqu'à 28 jours est la règle, avec au-delà et pendant une période de 6 mois, des tests RT-PCR dans le sang et les urines chez les patients concernés. Pour le don de gamètes, les candidats après un séjour dans les zones d'épidémie « sont récusés pour une durée qui dépendra de l'acquisition de nouvelles données ».
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