Entretien avec le président de la CSMF

Dr Franck Devulder : « On ne pourra pas réorganiser le système de soins avec un C à 25 euros »

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Publié le 23/09/2022

Ce vendredi s'ouvre la 28 e Université d'été de la CSMF à Antibes, avant un automne très politique. Élu depuis six mois à la tête de la centrale confédérale, le gastro-entérologue  Franck Devulder défend la revalorisation des actes cliniques, techniques et des soins non programmés, s'inquiète des « solutions simplistes » – coercition, salariat – sur l'accès aux soins et réclame un encadrement des pratiques alternatives.

Crédit photo : SEBASTIEN TOUBON

LE QUOTIDIEN : Votre congrès s’intitule « nationaliser la médecine libérale, non merci ». C’est un vrai risque ?

Dr FRANCK DEVULDER : Oui, car notre système de santé craque de partout. Il y a plus de 6 millions de Français sans médecin traitant, dont 600 000 en ALD. Pour répondre à ces défis, les solutions des libéraux sont en contradiction avec celles imaginées par nos élus ou les payeurs. La coercition, la remise en cause de la liberté d’installation ou le salariat en sont les exemples les plus frappants. 

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